Le Standard AIPM consacre deux sections à sa propre vérifiabilité : le glossaire (§11), qui fixe le sens précis de chaque terme technique employé, et l'annexe (§12), qui renvoie à la banque de cas publique. Cet article présente les deux, tels que publiés sur aipm.dyonysos.fr/aipm/glossaire et aipm.dyonysos.fr/aipm/cas.
Le glossaire : les termes qui structurent le référentiel
Le glossaire est organisé alphabétiquement, de A à T, avec renvoi au paragraphe du Standard où chaque terme est défini en détail. Les entrées centrales : Directive — l'unité de travail d'AIPM, un résultat vérifiable sans durée présupposée, qui remplace le « projet » ; Directeur-Vérificateur — l'humain nommé responsable du cadrage, de la vérification finale et de l'arbitrage, qui remplace l'ancien rôle d'« AI Orchestrator » ; Fiche Directive — le gabarit à 5 champs obligatoires ; RACI-IA — la matrice de responsabilité étendue aux agents (avec le code « Auto » pour une exécution sans validation humaine préalable) ; Canal d'escalade humaine garanti — le 5e champ, qui ne peut jamais être renseigné « aucun » ; Seuil déclencheur — la condition événementielle qui remplace les jalons calendaires, avec quatre types (risque, confiance, nouveauté, agent-vérificateur distinct) ; et Statut de fiabilité — la règle de preuve à trois niveaux appliquée à chaque cas cité.
Des emprunts assumés au lean manufacturing et aux méthodes chinoises
Plusieurs termes du glossaire viennent explicitement d'autres traditions de gestion opérationnelle, avec leur origine citée : Andon (Toyota Production System) — le mécanisme par lequel un agent signale qu'il ne sait pas plutôt que de produire une réponse plausible mais fausse ; Jidoka — la capacité d'un système à s'arrêter automatiquement plutôt que de propager une donnée fausse ; Poka-yoke — un dispositif anti-erreur transposé en validations strictes de schéma en entrée/sortie de chaque agent ; et Fupan (复盘), rituel de revue post-action emprunté aux méthodes chinoises. Le glossaire note aussi que la notion de Level L0-L5 (l'ancienne échelle de délégation en paliers) a été explicitement abandonnée par AIPM, au profit du modèle de maturité à deux axes.
Le modèle de maturité et les taux de sur/sous-confiance
Deux entrées techniques méritent d'être rapprochées : le taux de sur-confiance mesure la proportion d'incidents réels qui passent sans escalade alors qu'ils auraient dû être remontés ; le taux de sous-confiance mesure la proportion d'interventions humaines correctives sur des résultats que l'agent avait déjà correctement produits. Ensemble, ils positionnent une organisation dans l'un des quatre quadrants du modèle de maturité — Calibré, Sur-confiant, Sous-exploité, Chaotique.
L'annexe § 12 : la banque de 72 cas
AIPM se distingue en ceci qu'il n'est pas une adaptation d'un référentiel existant : il est construit à partir d'une banque de cas, pas l'inverse. Chaque principe directeur et chaque domaine de performance renvoie à au moins un cas de cette banque. Au 28 septembre 2026, elle compte 72 cas répartis ainsi : 20 confirmés opérationnels, 14 annoncés ou projetés, 3 issus de recherche ou de projection, et 35 en cours de consolidation. Le site le souligne lui-même : « Un référentiel dont 28 % seulement des cas atteignent le statut le plus élevé peut sembler faible. C'est l'inverse : c'est ce que donne une règle appliquée sans complaisance sur des sources publiques. Les référentiels qui affichent 100 % de cas confirmés ne publient pas leur règle. »
Le journal des versions documente une passe de sourçage explicite : les cas « Confirmé opérationnel » sont passés de 42 à 20 après vérification individuelle des sources, et sept cas ont vu leur donnée chiffrée corrigée ou retirée.
La règle de preuve à trois niveaux
Chaque cas de la banque porte l'un de trois statuts, définis sur la page méthode de preuve : Confirmé opérationnel (fait déjà mesuré, en production, source primaire ou institutionnelle datée), Annoncé/projeté, et Recherche/projection — complétés par un quatrième libellé quand la source ne permet pas de trancher. Cette règle s'applique, dit le site, « d'abord à AIPM lui-même » : un lecteur peut contester un cas, et la correction est alors tracée avec sa date dans le journal des versions.
Questions fréquentes
Les réponses aux questions que l'on nous pose le plus souvent sur ce sujet.
Oui, une version anglaise du glossaire est référencée depuis la page Ressources du site, hébergée sur Google Drive.
Un cas dont le statut de preuve n'est pas encore stabilisé dans la banque de 72 cas : au 28 septembre 2026, 35 des 72 cas sont dans cet état, selon le site officiel.
Non : le site le présente comme un document vivant, auquel chaque nouveau gabarit, cas pratique ou module de formation peut ajouter des termes.
Le glossaire et la banque de cas forment ensemble le socle de vérifiabilité d'AIPM : un lexique précis renvoyé au Standard, et une base d'exemples réels notés selon leur degré de certitude plutôt que présentés comme acquis. C'est cette même règle de preuve qui encadre les certifications et les documents présentés dans les articles suivants.